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jeudi 23 octobre 2014

A la découverte des dispositifs numériques du British Museum

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Le British Museum fête cette année ses 255 ans et il n’a pas pris une ride. Bien au contraire, l’établissement culturel a embrassé le numérique pour proposer au public une foultitude de dispositifs numériques permettant aux visiteurs de découvrir autrement ses fabuleuses collections, dans son espace ou en ligne. 

Pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, les activités ne manquent pas. 
Voici quelques exemples de surprises étonnantes que vous réserve ce monument de l’histoire. 

Donnez votre avis
Quand vous arrivez au British Museum, un charmant petit robot équipé d’une tablette vous demande votre avis sur la manière dont le musée pourrait créer une interaction entre son public et ses collections et outils numériques. Cette boite à idées ludique implique le visiteur qui peut faire les suggestions les plus folles. 



Jouez à Minecratf
Le British Museum fait aussi son entrée dans le célèbre jeu vidéo.
Les visiteurs et les internautes sont invités à participer activement à la construction de l’édifice du musée et son univers dans le monde de Minecraft

Fabriquez des objets en 3D
L’établissement a scanné des milliers d’objets du musée en 3D (sculptures, tableaux etc.). Chacun de ces objets numériques est accompagné d’une fiche descriptive à destination du public. On peut les visualiser à travers un écran et  les manier en utilisant une souris ou une tablette tactile pour les observer sous toutes leurs facettes. 
Les personnes intéressées peuvent également fabriquer des objets 3D en s’appuyant sur la plateforme SketchFab.

Visitez la nouvelle exposition virtuelle
Le musée a collaboré avec l’institut culturel Google pour mettre en ligne une exposition virtuelle liée à une découverte archéologique majeure du XXème siècle : un cimetière et un bateau funéraire:le Sutton Hoo, datant du début du VIIème siècle. 

Faites parler les momies

Enfin, le British Museum a ouvert un centre de connaissances numériques en partenariat avec Samsung. Ce centre s’adresse aux familles et aux scolaires.Pour les plus petits, on peut apprendre lors d’ateliers des choses passionnantes sur l’Egypte ancienne et inventer des histoires de pharaons et de momies. Ces histoires sont ensuite intégrées à une application qui utilise, par exemple, l’image d’un pharaon racontant votre histoire avec votre propre voix, tout en animant ses yeux et sa bouche.

Autre manifestation intéressante, les visiteurs ont la possibilité de découvrir l'autopsie virtuelle d'une momie en la manipulant sur une table tactile.
Vous l’aurez compris, l’innovation et la créativité autour du numérique sont sans limite et ces quelques exemples montrent à quel point on peut s'adresser à tous les publics de façon ludique et instructive.

jeudi 22 décembre 2011

Comment j'ai basculé dans la lecture numérique....

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La découverte
J’avais entendu parlé des liseuses à encre électronique (e-Ink) depuis un certain temps : c’était à l’occasion de la sortie de l’offre du journal “Les Echos” sur liseuse en 2007. Le concept m’avait paru intéressant. J’aimais cette idée d’économiser du papier et de la place, en gardant des conditions de lecture confortables.

Cependant, il y a une différence importante entre le concept de liseuse et l’expérience réelle. J’ai fait cette expérience en découvrant la liseuse d’un collègue en 2008 : je me souviens avoir été subjugué par le confort de lecture, la finesse de rendu du texte. J’avais l’impression qu’un autocollant était placé sur l’écran comme cela arrive parfois pour les appareils en démonstration dans les magasins high tech. J’ai même demandé plusieurs fois à mon collègue, en plaisantant, d’enlever cet autocollant...

Enfin, J’avais été impressionné par le fait que la liseuse ne consomme pas d’énergie pour l’affichage des pages, que seul le changement de page tire sur la batterie, donnant à l’appareil une autonomie d’un mois.

La phase d’observation
Comme beaucoup d’amateurs de high tech, je me suis longtemps interrogé sur la pertinence d’acheter une liseuse. Ma première réserve portait sur le nombre d’ouvrages disponibles en Français. Quelques acteurs américains proposaient des offres intéressantes de liseuses associées à des catalogues en ligne ; mais ces catalogues étaient entièrement en anglais. Je n’avais pas envie de m’équiper d’un appareil limité à la littérature en anglais, qui représente 20% de mes lectures de livres.

En faisant quelques recherches sur les ebooks en français, j’avais trouvé :
J’avais réussi à les consulter sur mon iPhone grâce au caractère ouvert du logiciel Stanza. Mais tout ça restait du bricolage : je ne bénéficiais pas de l’intégration qui existe entre les liseuses et leurs catalogues en ligne.

J’avais aussi des hésitations à propos de la lecture sur écran :
  • Est-ce ergonomique sur 200 pages, comme ça l’est sur 1 page ? 
  • N’est ce pas une façon un peu froide d’aborder la lecture ? Nous avons un rapport particulier à la littérature en France, il me semble. 
Par ailleurs, la liseuse supporte mal la comparaison avec les tablettes : la tablette permet de faire beaucoup plus de choses, même si son écran fatigue plus vite les yeux. En particulier, elle propose de tourner les pages de manière tactile, ce qui est un geste plus naturel que sur liseuse.

Le basculement
A l’occasion de mon dernier déménagement, j’ai eu l’occasion de réfléchir sur l'encombrement et le poids que représentent mes livres et CD audio. Les CD ont été convertis en MP3, débarrassés de leurs boites et archivés à la cave. J’ai vendu 200 livres pour ne garder que ce que je pensais relire un jour (environ 500 livres).

Noël 2011 doit voir la sortie de liseuses avec de larges catalogues en français. De plus, ces liseuses de nouvelle génération disposent d’une meilleure ergonomie : rapidité d’affichage et écrans tactiles.
Cet évènement coïncide avec mon souhait de cesser de conserver les livres que je considère comme non essentiels.
J’ai donc basculé dans la lecture numérique...

Pour aller plus loin :

dimanche 23 octobre 2011

Vers les bibliothèque 2.0 ?

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Si l’on examine l’évolution du marché de la musique et de la vidéo depuis quelques années, on observe deux tendances :
La première tendance est à la dématérialisation des contenus : de plus en plus de personnes n’utilisent plus de supports tangibles pour stocker leurs musique et films. Elles préfèrent utiliser un ordinateur ou un périphérique nomade (cf. iTunes Store, Amazon MP3, etc.). Ceux-ci permettent d’éviter un classement pénible, de faire des économies de place et de faciliter l’accès aux contenus en mobilité.
La seconde tendance est à la consommation à la demande : bon nombre de personnes préfèrent ne plus posséder du tout les contenus, et choisissent d'y accéder depuis le Web (cf. Deezer, Spotify, CanalPlay, etc.)
La première tendance commence à toucher le monde des livres avec les eBooks : un américain sur six lirait sur un eBook Reader. Même si les français sont en retard, ils devraient adopter ce mode de lecture, avec la sortie récente du catalogue et de la liseuse Kindle en Français. La seconde tendance est beaucoup plus émergente dans le monde du livre : elle se concrétise par exemple avec Gallica ou Google Books.
Si la seconde tendance gagnait le monde du livre, on pourrait s’interroger sur le devenir de nos bibliothèques personnelles : en somme, nous ne posséderions plus aucun livre chez nous, ni sous forme tangible, ni sous forme immatérielle. Et les livres n'existeraient plus qu'au sein de vastes bases de données en ligne gérés par des organismes privés ou publics, comme la BNF.
L’alternative à la bibliothèque personnelle pourrait se nommer bibliothèque 2.0 : elle consisterait en une sorte de liste de livres avec notre historique de lecture, nos classements, nos avis sur les livres, et éventuellement nos annotations. Cette liste pourrait être privée ou partagée à partir du Web.
Un certain nombre de bibliothèque 2.0 existent d'ores et déjà. On peut citer GoodReads, LibraryThing, Babelio, lecteurs.com. SensCritique est une offre plus large qui couvre aussi les jeux vidéos et les films.
Enfin, il me semble nécessaire d'évoquer OpenBookmark dans ce billet : Il s'agit un projet qui met en avant une bibliothèque 2.0 ouverte et interopérable. Son objectif est de permettre le partage de listes de lectures via un standard compatible avec les différentes offres eBook du marché, afin que le lecteur ne soit pas enchaîné à une plateforme donnée.
A tester d’urgence !