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mercredi 27 juin 2012

Lire dans le Cloud...

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Le Cloud en 2 mots

Le terme Cloud Computing se traduit littéralement par « informatique dans les nuages », ces nuages faisant référence à Internet. Il désigne une informatique dématérialisée, dans laquelle on accède à des informations sans en connaître la localisation géographique, par opposition à des données stockées sur son PC. Le Cloud signifie donc que les ressources en ligne sont utilisées comme si elles étaient situées dans l’éther, dans un espace sans réalité physique. Cet éther repose en réalité sur de gigantesques centres de données, dont l’architecture et la localisation sont tenues secrètes.

Les loisirs à la demande

Concrètement, les services Cloud sont caractérisés par :
  • Une souscription en self service : on s’inscrit sur un site Web, et on peut utiliser le service dans les minutes qui suivent.
  • Un paiement en fonction de l’usage : le prix est généralement fixé pour un utilisateur pendant un an, ou selon l’espace de stockage utilisé.

Il existe déjà de nombreuses offres de loisirs ou de culture dans le Cloud.
Ainsi les morceaux de musique peuvent être écoutés en ligne grâce à des services qui les diffusent à la demande : on les nomme services de “streaming” ou de diffusion de flux. Il est aussi possible d’écouter en streaming une radio accordée à ses goûts avec Pandora, LastFM, etc. Comme la musique consomme relativement peu de bande passante, ces offres sont nombreuses.
Il existe aussi des services de films en vidéo à la demande. Par contre, ces offres ont un catalogue réduit compte tenu du poids que représente un film.
Enfin des jeux massivement multi-joueurs tirent parti du Cloud pour immerger des centaines de joueurs dans une même partie.

Le cas du livre

Le livre est beaucoup plus léger que la musique ou les films en terme de Méga octets. On peut donc s’étonner que l’offre de lecture en ligne ne soit pas plus développée.
La lecture dans le Cloud offre de nombreux avantages :
  • il est possible de changer d’appareil de lecture (passer d’un Smartphone à une liseuse) en retrouvant la page en cours de lecture.
  • Il est possible de partager des commentaires ou annotations avec une communauté.
  • Il est possible de partager sa bibliothèque en ligne avec des fonctions proches de celles évoquées dans ce billet : Vers les bibliothèque 2.0 ?

Le principal défaut du Cloud est qu’il nécessite d’être connecté en permanence à Internet. Heureusement, les offres qui démarrent actuellement en France, comme Google Livres, ou YouBoox (une startup française), proposent une fonction “mode déconnecté” qui permet de stocker quelques chapitres sur son appareil de lecture.

mercredi 15 février 2012

Atelier "Créer sa bibliothèque numérique personnelle"

5 commentaires

Jeudi 23 février 2011, de 12h à 13h30.

Il existe diverses manières d’accéder à un livre numérique aujourd’hui. Il peut être téléchargé sur une liseuse, consulté en ligne dans un navigateur, ou via des applications sur tablettes tactiles. Son accès peut être gratuit si l’ouvrage est libre de droit, ou bien payant.
Dans le cas du téléchargement, on peut créer une bibliothèque numérique sur sa liseuse ou sa tablette, à la manière d’une bibliothèque réelle. Mais dans le cadre de la consultation en ligne, il n’y a plus de notion de bibliothèque personnelle. Il faut donc trouver une autre manière de conserver et de classer son historique de lecture, ou ses envies de lecture. C’est ce que proposent des services en ligne comme Babelio ou Librarything. Ces services permettent aussi de partager ses goûts, et ses critiques de livres avec une communauté de lecteurs.
Ce nouvel atelier du Labo BnF introduira ces nouveaux usages pour vous permettre de mieux gérer votre bibliothèque personnelle en ligne et d'imaginer ce que pourrait être la bibliothèque de demain.


Deux experts viendront animer cet atelier :

  • Jean-Didier Wagneur (BnF, Département Littérature et Arts) présentera les grandes bibliothèques numériques librement accessibles sur le web (Google Livres, Open library, HathiTrust... et bien-sûr Gallica), 
  • Pierre Fremaux (fondateur du site Babelio) abordera la question de l'indexation collaborative des ouvrages.



Informations pratiques :
Entrée libre et gratuite
Jeudi 23 février 2012 de 12h à 13h30
Dans le Labo BnF
BnF - François Mitterrand
Paris XIII

Pour suivre cet atelier sur Twitter, utilisez le hashtag #LaboBnF.

dimanche 23 octobre 2011

Vers les bibliothèque 2.0 ?

6 commentaires

Si l’on examine l’évolution du marché de la musique et de la vidéo depuis quelques années, on observe deux tendances :
La première tendance est à la dématérialisation des contenus : de plus en plus de personnes n’utilisent plus de supports tangibles pour stocker leurs musique et films. Elles préfèrent utiliser un ordinateur ou un périphérique nomade (cf. iTunes Store, Amazon MP3, etc.). Ceux-ci permettent d’éviter un classement pénible, de faire des économies de place et de faciliter l’accès aux contenus en mobilité.
La seconde tendance est à la consommation à la demande : bon nombre de personnes préfèrent ne plus posséder du tout les contenus, et choisissent d'y accéder depuis le Web (cf. Deezer, Spotify, CanalPlay, etc.)
La première tendance commence à toucher le monde des livres avec les eBooks : un américain sur six lirait sur un eBook Reader. Même si les français sont en retard, ils devraient adopter ce mode de lecture, avec la sortie récente du catalogue et de la liseuse Kindle en Français. La seconde tendance est beaucoup plus émergente dans le monde du livre : elle se concrétise par exemple avec Gallica ou Google Books.
Si la seconde tendance gagnait le monde du livre, on pourrait s’interroger sur le devenir de nos bibliothèques personnelles : en somme, nous ne posséderions plus aucun livre chez nous, ni sous forme tangible, ni sous forme immatérielle. Et les livres n'existeraient plus qu'au sein de vastes bases de données en ligne gérés par des organismes privés ou publics, comme la BNF.
L’alternative à la bibliothèque personnelle pourrait se nommer bibliothèque 2.0 : elle consisterait en une sorte de liste de livres avec notre historique de lecture, nos classements, nos avis sur les livres, et éventuellement nos annotations. Cette liste pourrait être privée ou partagée à partir du Web.
Un certain nombre de bibliothèque 2.0 existent d'ores et déjà. On peut citer GoodReads, LibraryThing, Babelio, lecteurs.com. SensCritique est une offre plus large qui couvre aussi les jeux vidéos et les films.
Enfin, il me semble nécessaire d'évoquer OpenBookmark dans ce billet : Il s'agit un projet qui met en avant une bibliothèque 2.0 ouverte et interopérable. Son objectif est de permettre le partage de listes de lectures via un standard compatible avec les différentes offres eBook du marché, afin que le lecteur ne soit pas enchaîné à une plateforme donnée.
A tester d’urgence !