jeudi 22 décembre 2011

Comment j'ai basculé dans la lecture numérique....

La découverte
J’avais entendu parlé des liseuses à encre électronique (e-Ink) depuis un certain temps : c’était à l’occasion de la sortie de l’offre du journal “Les Echos” sur liseuse en 2007. Le concept m’avait paru intéressant. J’aimais cette idée d’économiser du papier et de la place, en gardant des conditions de lecture confortables.

Cependant, il y a une différence importante entre le concept de liseuse et l’expérience réelle. J’ai fait cette expérience en découvrant la liseuse d’un collègue en 2008 : je me souviens avoir été subjugué par le confort de lecture, la finesse de rendu du texte. J’avais l’impression qu’un autocollant était placé sur l’écran comme cela arrive parfois pour les appareils en démonstration dans les magasins high tech. J’ai même demandé plusieurs fois à mon collègue, en plaisantant, d’enlever cet autocollant...

Enfin, J’avais été impressionné par le fait que la liseuse ne consomme pas d’énergie pour l’affichage des pages, que seul le changement de page tire sur la batterie, donnant à l’appareil une autonomie d’un mois.

La phase d’observation
Comme beaucoup d’amateurs de high tech, je me suis longtemps interrogé sur la pertinence d’acheter une liseuse. Ma première réserve portait sur le nombre d’ouvrages disponibles en Français. Quelques acteurs américains proposaient des offres intéressantes de liseuses associées à des catalogues en ligne ; mais ces catalogues étaient entièrement en anglais. Je n’avais pas envie de m’équiper d’un appareil limité à la littérature en anglais, qui représente 20% de mes lectures de livres.

En faisant quelques recherches sur les ebooks en français, j’avais trouvé :
J’avais réussi à les consulter sur mon iPhone grâce au caractère ouvert du logiciel Stanza. Mais tout ça restait du bricolage : je ne bénéficiais pas de l’intégration qui existe entre les liseuses et leurs catalogues en ligne.

J’avais aussi des hésitations à propos de la lecture sur écran :
  • Est-ce ergonomique sur 200 pages, comme ça l’est sur 1 page ? 
  • N’est ce pas une façon un peu froide d’aborder la lecture ? Nous avons un rapport particulier à la littérature en France, il me semble. 
Par ailleurs, la liseuse supporte mal la comparaison avec les tablettes : la tablette permet de faire beaucoup plus de choses, même si son écran fatigue plus vite les yeux. En particulier, elle propose de tourner les pages de manière tactile, ce qui est un geste plus naturel que sur liseuse.

Le basculement
A l’occasion de mon dernier déménagement, j’ai eu l’occasion de réfléchir sur l'encombrement et le poids que représentent mes livres et CD audio. Les CD ont été convertis en MP3, débarrassés de leurs boites et archivés à la cave. J’ai vendu 200 livres pour ne garder que ce que je pensais relire un jour (environ 500 livres).

Noël 2011 doit voir la sortie de liseuses avec de larges catalogues en français. De plus, ces liseuses de nouvelle génération disposent d’une meilleure ergonomie : rapidité d’affichage et écrans tactiles.
Cet évènement coïncide avec mon souhait de cesser de conserver les livres que je considère comme non essentiels.
J’ai donc basculé dans la lecture numérique...

Pour aller plus loin :