vendredi 12 décembre 2014

Mais comment faire pour repérer l’offre légale ?

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Il faut savoir qu’aujourd’hui en France la majorité des nouveautés publiées sont disponibles en numérique. Bien souvent, ces livres sont moins chers que la version papier, environ 30% en moyenne, ce qui commence à devenir intéressant pour le lecteur. 



La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) a mis en ligne un site dédié aux offres légales des produits culturels (ebooks, jeux, films, musique). Ce site permet de repérer facilement les plateformes proposant des livres numériques à lire gratuitement ou à acheter en toute légalité. 186 offres concernant le livre sont disponibles actuellement.


Sur ce site il est possible de faire des choix :  par type de lecture (téléchargement ou lecture en streaming), avec ou sans DRM (verrous numériques), par type d’oeuvres (format court, BD, autoédition, par type d’accès (gratuit, payant, abonnement etc.)


Parmi ces plateformes proposant de la lecture numérique légale, on trouve divers acteurs : Igomatik pour lire de la BD en dehors des sentiers battus, StoryPlayr qui est dédié aux enfants ou encore ABU la bibliothèque universelle.
Bien entendu, bons nombres de librairies indépendantes proposent également des livres numériques à télécharger en toute légalité comme Decitre, Le Divan, le Furet ou leslibraires.fr

Autre point intéressant, si vous êtes à la recherche d’un livre numérique à télécharger légalement et que vous ne le trouvez pas, il existe un service (à contacter ici) qui vous aidera à le repérer parmi l'offre légale disponible.

Dès que vous soumettez votre demande, vous êtes informés au fur et à mesure de l’investigation : statut gris = Enquête en cours, statut orange = l’œuvre est effectivement introuvable et les raisons sont indiquées, statut vert = l’œuvre a été trouvée  Si le livre n’est pas disponible, l’organisme peut contacter l’éditeur afin de l’informer de la demande.
 



vendredi 21 novembre 2014

Voyage dans le passé des jeux vidéo

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Les jeux vidéo font partie de notre culture. Avec le temps, ils constituent un véritable patrimoine.
Internet Archive a d’ailleurs mis récemment à la disposition du public plus de 900 jeux d’arcade en ligne, jouables gratuitement.
Sortis entre 1970 et 1990 (une éternité !), il n’est  pas utile de posséder la console idoine pour y jouer, car tous ces jeux sont émulés ( une imitation du comportement physique d'un matériel par un logiciel) et fonctionnent directement depuis votre navigateur.
Parmi ces anthologies du pixel animé on trouve quelques monuments qui feront revivre à certains leur tendre jeunesse : Arkanoid, Zaxxon, Q Bert, Space Harrier, Commando ou Bomb Squad, Ghouls’n Ghosts, cela vous dit quelque chose ? Si vous avez moins de 20 ans c’est peu probable. Ces jeux ont pourtant fait vibrer des générations entières!

Pour consulter la liste de ces trésors du jeu vidéo c’est ici


Saviez-vous que la BnF est aussi gardienne de l’histoire du jeu vidéo ?


En salle A et en salle P de la Bibliothèque nationale de France, vous pouvez accéder aux collections du département audiovisuel qui propose la consultation de nombreux jeux vidéo (conditions d'accès en salle A ) et en salle P 

C’est une véritable caverne d’Ali Baba ! On y trouve des cartouches pour consoles Nintendo au disque Blu-Ray pour PlayStation 3, en passant par la disquette et le cédérom pour PC et Macintosh, le tout parfaitement conservé au sein de la précieuse collection Charles Cros.
Bien entendu, une multitude de jeux déposés au titre du dépôt légal sont aussi disponibles comme des jeux d’action et arcade (Doom…),  d’aventure et jeu de rôle (Myst…), de réflexion (Échecs…), de stratégie et gestion (Civilization, L’Entraîneur…), de simulation (Pro Evolution Soccer, Les Sims), des jeux sérieux (serious games) et bien d’autres choses encore !



D’ailleurs, Depuis le 8 novembre 2014 des séances à plusieurs joueurs  (de 2 à 4) sont proposées en salle A dans l'espace du Salon de cinéma.
Venez jouer les samedis et dimanches de 13h à 16h !

jeudi 13 novembre 2014

La bibliothèque du futur : Interview N°2

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Dans le cadre de notre série  d’interviews sur la bibliothèque du futur , Olivier Ertzscheid, Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université de Nantes (IUT de La Roche-sur-Yon) s’est prêté au jeu des questions réponses.

Quelle est votre perception des bibliothèques aujourd'hui ?

Globalement celle d'organismes assez "figés", qui ne parviennent plus à remplir leur rôle parce qu'elles ne comprennent plus ce que devrait être ce rôle, ou qu'elles n'ont plus le temps de l'imaginer - ni la formation pour.



Que faudrait-il faire pour encourager le public à venir plus massivement en bibliothèque ?

A part leur offrir des iPads ou des chèques cadeaux vraiment je ne vois pas. Non, plus sérieusement, je ne sais pas. Et je ne sais surtout pas si c'est la bonne question à se poser. Comme plein d'autres institutions, comme plein d'autres édifices, comme plein d'autres métiers, les bibliothèques sont en train de changer de fonction. Par exemple la fonction de "consultation" (sur place ou à distance) n'est plus du tout en accord avec la réalité des pratiques connectées aujourd'hui. S'en plaindre ou s'en désoler ne sert à rien sauf à entretenir une nostalgie qui n'est qu'un baume commode pour ceux qui refusent d'envisager la possibilité d'une mutation. Comme Michel Serres le signalait très justement dans une entrevue au journal Libération:
"on a construit la Grande Bibliothèque au moment où l’on inventait Internet ! Ces grandes tours sur la Seine me font penser à l’observatoire qu’avaient fait construire les maharajahs à côté de Delhi, alors que Galilée, exactement à la même époque, mettait au point la lunette astronomique. Aujourd’hui, il n’y a que des singes dans l’observatoire indien. Un jour, il n’y aura plus que des singes à la Grande Bibliothèque."

Par chance pour les singes un peu savants que nous sommes, les "fonctions" d'une bibliothèque ne se limitent pas à la consultation :-) La bibliothèque est aussi amenée à devenir de plus en plus un "lieu de vie", un lieu d'échanges, un peu à l'inverse du concept - à mon avis uniquement "marketing" et nocif - de Learning Center. Un endroit où à l'heure de l'économie de l'attention, on "fait attention", on "prête attention", mais pas seulement aux livres ou aux différents documents qui y sont présents, un endroit dans lequel on dispose d'un "cadre" attentionnel. Les collègues de la bibliothèque universitaire d'Angers qui avaient il y a quelques années créé "le buzz" en annonçant qu'ils allaient installer des consoles de jeu Wii dans leur BU. Je m'étais moi-même fait piéger mais j'avais dit - et je maintiens - qu'il s'agit d'une excellente idée.


L'autre grande fonction que la bibliothèque va devoir réaffirmer est une fonction politique. On l'oublie souvent mais l'histoire des bibliothèques est d'abord une histoire politique. Face aux enjeux de concentration (industrielle, attentionnelle, économique) qui traversent aujourd'hui les questions de l'accès aux savoirs et aux connaissances sur Internet, les bibliothèques sont - ou en tout cas devraient être- les premiers lieux de contre-pouvoir. C'est ce qu'à l'initiative de Lionel Maurel et de Silvère Mercier, et avec la complicité de l'équipe de la BU de La Roche-sur-Yon nous avions modestement tenté de montrer en organisant une copy-party: quand tout le monde parle de "droit d'auteur" en saturant l'espace et l'imaginaire public d'une approche tendant à criminaliser les pratiques, la fonction politique de la bibliothèque c'est de changer d'angle, ou au moins s'efforcer de montrer qu'un autre angle est possible. 



Si on se projetait dans les 10 années à venir à quoi pourrait ou devrait ressembler la bibliothèque ?

J'ai déjà souvent dit ou écrit que les bibliothèques vendraient des livres et que les librairies en prêteraient. Je crois que dans 10 ans on continuera d'organiser des colloques et des tables-rondes sur l'avenir des bibliothèques, parce qu'il y aura toujours bien sûr des bibliothèques. Mais avec de moins en moins de documents physiques, et avec de moins en moins de gens qui les fréquenteront (sauf peut-être pour certains cas particuliers comme les bibliothèques universitaires). 

Pour revenir sur votre première question je crois qu'il faut impérativement arrêter de se poser la question de savoir comment faire venir les gens dans les bibliothèques. Le travail des bibliothèques aujourd'hui c'est d'apprendre et de faire comprendre aux gens comment faire venir des bibliothèques chez eux. La bibliothèque c'est la dernière chance dont nous disposons de faire encore "culture commune", quand tous les écosystèmes dominant aujourd'hui sur le web ne font que renforcer nos propres croyances, nous confortent dans nos propres représentations, dans nos "bulles attentionnelles" comme le dit Eli Pariser. 

La fonction de la bibliothèque c'est de permettre l'existence de représentations communes qui ne sont pas uniquement choisies en fonction de l'audience ou du "taux de partage" qu'elles peuvent susciter. La fonction de la bibliothèque c'est de construire - ou de permettre la construction - et la circulation - de ces représentations au plus près à la fois des ressources et des lieux de circulation de savoirs, d'informations. Or jamais dans toute leur histoire depuis Alexandrie, jamais les bibliothèques n'ont été aussi éloignées (physiquement et intellectuellement) des ressources, des documents et des idées - et ges gens ... - qu'elles ont pourtant pour fonction de collecter et de représenter. On a tenté de cacher la misère derrière une logorrhée à base de "tiers" et autres "troisième" lieu. La réalité c'est que - sauf exceptions et il en existe heureusement quelques-unes - la réalité c'est que tant que la bibliothèque continuera de se penser en tant que "lieu" elle sera incapable de remplir toute autre fonction que celle de s'interroger sur son propre avenir. 
Et "il n'y aura plus que des singes à la très grande bibliothèque".




mardi 4 novembre 2014

Etude sur le livre numérique et les français en 2014

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Une étude très complète vient d'être dévoilée par la Hadopi, le Groupement pour le développement de la Lecture Numérique (GLN) et l’IFOP. Elle décrypte les tendances du livre et de la lecture numérique en France et analyse les usages et les perceptions qu'ont les français du livre numérique.
L’intégralité du rapport est disponible gratuitement ici 

En voici quelques chiffres clés :

Le taux de pénétration du livre numérique est de 11% en France. Le dernier baromètre du SNE avait déterminé un taux de pénétration de 15% en mars 2014.
L’entrée dans le livre numérique se fait le plus souvent par opportunité, via le terminal de lecture notamment pour 46% des lecteurs. 

La tablette tactile est privilégiée pour la lecture d’ebooks (37%). Toutefois, c’est la liseuse qui offre la meilleure expérience de lecture.
74% des sondés lisent sur un seul appareil (tablette, smartphone, ordinateur ou liseuse) et 26% sur plusieurs terminaux.

59% des lecteurs considèrent que les livres numériques sont chers. Pour la grande majorité, le prix d’un livre numérique ne devrait pas dépasser 10 euros.

Du coup, 71% des répondants déclarent se procurer gratuitement les livres électroniques. 43% avouent partager leurs lectures par clé USB et email essentiellement et 34% déclarent se procurer des livres numériques de façon illégale. 

Le top 5 des genres lus en numérique s’articule ainsi : 54% lisent plutôt des romans, 30% des livres scientifiques ou professionnels, 27% des bandes dessinées, 20% des ouvrages d’actualité, 19% des livres pratiques (en moyenne, les lecteurs de livres numériques lisent 2.3 genres différents). 

L'étude expliquée en vidéo par la HADOPI est à visualiser ci-dessous


jeudi 23 octobre 2014

A la découverte des dispositifs numériques du British Museum

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Le British Museum fête cette année ses 255 ans et il n’a pas pris une ride. Bien au contraire, l’établissement culturel a embrassé le numérique pour proposer au public une foultitude de dispositifs numériques permettant aux visiteurs de découvrir autrement ses fabuleuses collections, dans son espace ou en ligne. 

Pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, les activités ne manquent pas. 
Voici quelques exemples de surprises étonnantes que vous réserve ce monument de l’histoire. 

Donnez votre avis
Quand vous arrivez au British Museum, un charmant petit robot équipé d’une tablette vous demande votre avis sur la manière dont le musée pourrait créer une interaction entre son public et ses collections et outils numériques. Cette boite à idées ludique implique le visiteur qui peut faire les suggestions les plus folles. 



Jouez à Minecratf
Le British Museum fait aussi son entrée dans le célèbre jeu vidéo.
Les visiteurs et les internautes sont invités à participer activement à la construction de l’édifice du musée et son univers dans le monde de Minecraft

Fabriquez des objets en 3D
L’établissement a scanné des milliers d’objets du musée en 3D (sculptures, tableaux etc.). Chacun de ces objets numériques est accompagné d’une fiche descriptive à destination du public. On peut les visualiser à travers un écran et  les manier en utilisant une souris ou une tablette tactile pour les observer sous toutes leurs facettes. 
Les personnes intéressées peuvent également fabriquer des objets 3D en s’appuyant sur la plateforme SketchFab.

Visitez la nouvelle exposition virtuelle
Le musée a collaboré avec l’institut culturel Google pour mettre en ligne une exposition virtuelle liée à une découverte archéologique majeure du XXème siècle : un cimetière et un bateau funéraire:le Sutton Hoo, datant du début du VIIème siècle. 

Faites parler les momies

Enfin, le British Museum a ouvert un centre de connaissances numériques en partenariat avec Samsung. Ce centre s’adresse aux familles et aux scolaires.Pour les plus petits, on peut apprendre lors d’ateliers des choses passionnantes sur l’Egypte ancienne et inventer des histoires de pharaons et de momies. Ces histoires sont ensuite intégrées à une application qui utilise, par exemple, l’image d’un pharaon racontant votre histoire avec votre propre voix, tout en animant ses yeux et sa bouche.

Autre manifestation intéressante, les visiteurs ont la possibilité de découvrir l'autopsie virtuelle d'une momie en la manipulant sur une table tactile.
Vous l’aurez compris, l’innovation et la créativité autour du numérique sont sans limite et ces quelques exemples montrent à quel point on peut s'adresser à tous les publics de façon ludique et instructive.

lundi 29 septembre 2014

La bibliothèque du futur : Interview n°1

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Le blog du Labo BnF entame une grande série d’interviews sur le thème de « la bibliothèque du futur». 

Pour imaginer la bibliothèque de demain, plusieurs personnalités du monde de l’éducation, d’Internet, des nouvelles technologies ou de la culture répondront à nos questions pour dessiner ce que pourrait être la bibliothèque dans 10, 20 ou 30 ans.

Michèle Drechsler, Inspecteur de l’Education Nationale, conseillère TICE du recteur pour l’Académie Orléans-Tours est la première à s’être prêtée à l’exercice. 

Quel bilan faites-vous de la bibliothèque (services, médiation etc.) alors que le numérique entre en force et particulièrement dans l’éducation ?

Michèle Drechsler : Apprendre à lire et à écrire sont des missions importantes assignées à l’école publique, gratuite et « obligatoire ».

Dans notre société, les bibliothèques qui s’attachent à constituer, conserver, actualiser et rendre disponible des collections de documents à des publics variés peuvent remplir une fonction importante : contribuer à créer l’égalité entre les citoyens en offrant à tous un accès aux livres, à la documentation. 

Pour désenclaver culturellement les zones rurales, de nombreux  dispositifs ont été mis en place dans les départements avec les bibliobus qui sont de véritables petites médiathèques ambulantes. Désormais avec Internet, selon l'expression de Michel Serres, «Petite Poucette» tient le monde dans sa main par le biais de son téléphone connecté ou de sa tablette. 

Internet se présente aujourd’hui comme un moyen de créer ce centre mondial de la connaissance que Paul Otlet imaginait déjà en 1934 et nous incite à interroger le rôle des bibliothèques scolaires. C’est d’ailleurs une mission sur laquelle je travaille.
Petite Poucette à l'Ecole en 2014 peut désormais utiliser des « Centres de Connaissances et de Culture »  ou 3C comme des lieux d'apprentissage et de formation libérés des espace-temps de la classe traditionnelle. Véritable « troisième lieu » de vie, le « 3C » est un espace flexible permettant d’accéder à de nombreuses ressources et supports numériques. Il matérialise de nouvelles formes du travail scolaire avec une priorité au travail personnel, à la recherche et à l'engagement des élèves. 

Pour vous à quoi ressemblera la bibliothèque du futur, dans 10 ans, 30 ans ? 

Michèle DrechslerJe pense qu’il nous faut imaginer les futures bibliothèques comme des lieux authentiques de rencontre et d'animation autour du livre, prenant en compte les nombreuses techniques qui se sont développées pour aider les enfants à acquérir l'autonomie de lecture.
Selon moi, nous ne pouvons ignorer toutes les richesses apportées par le numérique  
Les tablettes, par exemple, offrent de nouveaux chemins de lecture pour la littérature de jeunesse.

Dans les dix années à venir, un des défis de la bibliothèque sera de fédérer le jeune public, notamment grâce au « transmédia », cette nouvelle forme de narration proposée par Henry Jenkins qui permet de passer d’une consommation individuelle et passive à un divertissement collectif et actif.

La bibliothèque du futur qui mettra ses jeunes usagers au cœur de son dispositif devra inventer de nouvelles modalités de médiation autour du livre.
Comme nous le montre ce projet mené dans une école internationale avec Ines Puspita, les mondes virtuels en 3D, dans le futur, constitueront également des écosystèmes de choix pour une véritable médiation humaine et pour des activités de création à partager. Cela suppose, bien entendu, de travailler en partenariat entre bibliothèques et écoles  et de proposer des formations communes entre les documentalistes, bibliothécaires et enseignants. 

Autre exemple, les « makerspaces », nouveau concept basé sur l’impression 3D, viennent de faire leur apparition et promettent de changer l’univers des bibliothèques. Ils offrent de nouvelles opportunités d'apprentissage et permettent des interactions entre les « apprenants ». Ils permettent par exemple  aux utilisateurs d’acquérir de nouvelles compétences telles que la conception audiovisuelle, le montage vidéo, la programmation... autant de clés pour le citoyen de demain à l'ère du numérique. 

Pour en savoir plus sur l'auteure

Pour la suivre sur Twitter 



vendredi 19 septembre 2014

Des millions d’images provenant de livres numérisés disponibles et libres de droit

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Kalev Leetaru, universitaire de Georgetown à Washington DC (USA)  a trouvé le moyen informatique d’extraire des millions d’images, de cartes, de croquis, de photographies et d’illustrations publiées dans des livres anciens.

Ces images libres de droit sont issues de plus de 600 millions de pages de livres numérisés par l'organisation Internet Archive.
Après avoir fait le constat que l'effort de numérisation des bibliothèques s'était surtout concentré sur les mots et que les illustrations, gravures et photographies avaient été ignorées, K. Leetaru a voulu focaliser ses recherches sur les premières. 

2.6 millions d’illustrations déjà sur Flickr


Pour le chercheur, si nous ne pouvons pas consulter ces contenus, ni les indexer, les rechercher et les trouver sur une base de données, nous risquons de les perdre. Il explique : « Pendant toutes ces années, toutes les bibliothèques ont numérisé leurs livres, mais elles ont utilisé des PDF ou des fichiers qui se basent sur la recherche de mots, pas sur les images. Elles ont considéré que les livres étaient seulement une collection de mots. Mon projet est inverse, il est centré sur l’image ».



Pour numériser ces millions de pages, comme beaucoup d'autres bibliothèques, Internet Archive a utilisé l’OCR : un programme de reconnaissance optique permettant de convertir les images des mots scannées en des mots qui puissent être recherchés, par exemple, dans un moteur de recherche.
Ce processus reconnaît une image lorsqu'elle est au milieu d'une page et la rejette. 
Le logiciel inventé par  Kalev Leetaru fait le contraire. Il extrait chaque illustration pour la convertir au format Jpg, la nomme, l'indexe et y ajoute plusieurs métadonnées comme le nom de l’éditeur, la date de publication ou la provenance de l’image.
Ainsi, 2.6 millions d’images sont désormais disponibles sur Flickr gratuitement. La période couverte par ces extractions va de l’an 1500 à 1922. 

K. Leetaru propose aussi de mettre son logiciel à la disposition des bibliothèques.

Cette collection a donc vocation à s’agrandir. A l'avenir, ce sont 14 millions d’images qui devraient au total être extraites de 2 millions de livres.
Pour découvrir ces trésors de la culture internationale, cliquez ici 

Source : BBC News